L’intérêt croissant de la planète au regard de la culture bio laisse penser que d’ici à 2050, la demande dépassera l’offre. Ces prédictions ont conduit l’ingénierie artificielle à se pencher sur le sujet, et de plus en plus d’innovations technologiques voient le jour chaque année, afin de permettre et accélérer le développement du secteur bio. Dans cet article, nous allons vous présenter les principales inventions agronomiques qui ont marqué le domaine bio des années 2000.

Les drones

Comme n’importe quel satellite, le drone a pour rôle d’emmagasiner les données qu’il récolte en survolant une surface, grâce à la présence de caméras intégrées. Sa programmation lui permet de détecter toute altération sur les caractéristiques du champ : variations de température, présence d’herbes nocives, évolution de la culture, etc. Une fois ces données collectées, celles-ci sont interprétées puis envoyées à l’agriculteur sous la forme d’une cartographie de l’ensemble du champ, faisant gagner à cet agriculteur un temps précieux, économiser son effort et surtout ne pas avoir à s’endetter pour de la main-d’œuvre supplémentaire.

Un drone dans les champs

Un drone dans les champs

Les satellites agronomes

Tout comme les drones, les satellites agronomes collectent les informations relatives à l’état d’un champ particulier. La différence entre les deux technologies est qu’un seul satellite est capable de couvrir de vastes surfaces avec une bien meilleure résolution des drones qui eux nécessitent de travailler à plusieurs pour couvrir la même surface d’un satellite. Ainsi, un satellite permet de prévenir l’agriculteur de l’état de son champ et des besoins spécifiques de ce dernier en eau ou en engrais par exemple. Ceci est très intéressant pour un agriculteur bio, puisque le satellite va lui permettre d’éviter le gaspillage en sachant exactement de quoi ont besoin ses plantes. Vu que la première norme de la culture bio est le respect des ressources, le satellite est l’outil idéal pour veiller sur cette norme.

satellites agronomes

satellites agronomes

Il est utile de préciser que les deux technologies peuvent être utilisées au profit de l’élevage du bétail et aussi utilisées de façon complémentaire.

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Les détecteurs/capteurs connectés

Alors qu’à l’époque un agriculteur devait être présent jour et nuit pour surveiller son champ, cette contrainte est désormais dépassée grâce au détecteur connecté. Comme son nom l’indique, cette technologie permet de détecter avec précision les potentielles anomalies d’un champ, et ce, grâce à la présence de capteurs sensoriels intégrés dans le dispositif. De ce fait, il suffit à l’agriculteur de placer de façon stratégique ces capteurs à l’intérieur de son champ, afin que ceux-ci puissent emmagasiner les données relatives à la culture au fur et à mesure qu’elle se produit. Tout comme le drone ou le satellite, le capteur est capable d’envoyer les informations récoltées en temps réel à l’ordinateur de son « patron », afin que celui-ci limite ses déplacements. Ainsi, l’agriculteur va pouvoir mener à bien la partie financière et législative de son commerce tout en étant rassuré sur l’évolution de sa culture.

les champs

les champs

Les robots agriculteurs et bergers

Quand on s’engage dans le bio et que les techniques chimiques de facilité nous sont interdites, on se retrouve souvent à tout faire soi-même : préparer les engrais, enlever les mauvaises herbes sans pesticide, arroser avec modération, etc. Inutile d’ajouter que cela est difficile. Heureusement, les robots agriculteurs, ou « agribots » en anglais, veillent au confort d’un agriculteur bio, en permettant à celui-ci de n’être qu’un simple observateur dans son propre champ.

Le terme « agribot » est formé de l’association de deux mots : agriculture et robot. Il est donc facile de deviner que ce petit engin moderne a pour rôle de faciliter le travail d’un agriculteur, et ce, en faisant quasiment tout à sa place. Conçu par des spécialistes américains puis améliorés par les start-up françaises, le robot agriculteur est une main-d’œuvre multitâche capable de traire les vaches, retirer manuellement ou au laser les mauvaises herbes, faire la récolte des légumes, etc. On comprend alors qu’ils comportent d’emblée des capteurs connectés en leur sein, leur permettant de pallier toute anomalie avant que celle-ci ait l’occasion de se développer.

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Cerise sur le gâteau : en plus de leurs capacités à travailler de leur propre chef, les agribots envoient le résultat de leur travail à l’agriculteur, afin que celui-ci soit au courant de l’état de son champ et puisse en plus fournir des preuves solides aux biolabels et effectuer la traçabilité de ses produits.

Pour les consommateurs bio qui désirent subvenir eux-mêmes aux besoins de leurs familles, il existe des petits farmbots pour jardin avec les mêmes options qu’un grand agribot.

les agriculteurs sont soulagés dans leurs tâches

les agriculteurs sont soulagés dans leurs tâches

Le camion automatique

L’agriculteur bio peut aujourd’hui contrôler les machines roulant sur son champ, et donc garantir le traçage de cette étape. Grâce à des GPS intégrés, l’employé ou l’agriculteur lui-même n’a qu’à allumer le moteur du camion et le système va utiliser le plan du champ pour choisir la meilleure façon de semer et travailler sur ce champ. De ce fait, un seul camion automatique est suffisant et moins polluant qu’une dizaine de machines traditionnelles. Encore une fois, la technologie rend service à la culture bio, au consommateur bio et à l’environnement.

Camion automatique

Camion automatique

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Bea